8. Place du Prieuré, origine du village

Au VIe siècle, c’est ici que tout commence

La Sauvetat a vu le jour au temps des Romains, des vestiges mis à jour par des archéologues l’attestent, des traces de tuiles, briques et débris de marbre de différentes couleurs ont été découverts au lieu-dit « Boissec ». Cependant, l’histoire que nous connaissons mieux, grâce à divers écrits, commence au VIe siècle.

D’après les historiens des religieux viennent élire domicile sur les bords de la rivière le Dropt dès le VIe siècle. Ils construisent un Prieuré dont les vestiges des fondations ont été mises à jour au XIXe siècle. Très rapidement, des maisons se bâtissent autour et une église romane sera édifiée entre le Xe et le XIe siècle.

Les abbés prieurs, devenus les seigneurs du hameau, vont, dans un but de protection, entourer ce village de murailles à cause de l’état perpétuel de violences et construiront, hors le mur d’enceinte, un château fort à l’emplacement de la mairie actuelle.

Le village va devenir une Sauveté, d’où son ancien nom de Salvetat tiré du latin barbare salvitatem. C’était le nom donné à toutes les villes de refuge, dans lesquelles se trouvaient à l’abri des poursuites de la justice du dehors, non seulement les habitants, mais aussi les étrangers accourus pour se mettre sous la protection de leurs franchises et de leurs privilèges. Hors les sauvetés, seules les églises jouissaient alors du droit d’asile qui, dans ces temps malheureux où le droit du plus fort faisait partout la loi, servit à protéger de nombreux innocents contre les fureurs de la vengeance et contre la violence des seigneurs, toujours armés.

Vers la fin du XIe siècle, sous la féodalité et lors de l’établissement des Grands Fiefs, la Sauvetat fit partie du domaine des seigneurs de Caumont. Nompar de Caumont, premier du nom, qui avait son titre par sa valeur non pareille dans les combats, en était le suzerain en l’an 1211.

Dès 1153, prieuré et paroisse sont rattachés à l’abbaye de Sarlat. État mentionné dans une bulle d’Eugène III, pape de 1145 à 1153. Ceci est confirmé par la représentation des armoiries du diocèse de Sarlat: une clé de voûte sculptée en un écu portant trois fleurs de lys située avant le chœur dans l’église.

En 1305, Clément V, pape de 1305 à 1314, donne les revenus de ce prieuré à l’abbé de Sarlat qui devient prieur particulier de La Sauvetat. A partir de cette date et jusqu’à la Révolution, les évêques jouirent donc de ce prieuré comme attaché à leur mense (revenu ecclésiastique).

Aujourd’hui, aucun vestiges du prieuré hormis la place qui porte son nom. La carte postale et les photos ci-dessus sont les bâtiments actuels sur ses fondations. Là furent les premières constructions de notre village.

→ Point 9 → Contournez l’église par la gauche. Avant de prendre le petit passage, levez la tête pour observer de nouveau un morceau du mur d’enceinte contre cet imposant bâtiment. Vous revenez sur l’Avenue de Grammont en passant par un portail de fer forgé. Sur votre gauche, face au bar, la plaque commémorative du Général de Grammont. Puis, entrez dans l’Église St Germain

RAPPEL DES DIFFÉRENTS POINTS DE VISITE

1. Le village aujourd’hui
2. Le village au fil des siècles
3. Hospice et maisons à pans de bois
4. Le Temple et ancienne Rue des Faures
5. Maison de la Tour et Monviel
6. Vestiges du mur d’enceinte, ancienne Porte de Duras
7. Révolte des Croquants
8. Place du Prieuré, origine du village
9. Église St Germain
10. Maison renaissance et écusson
11. Moulin et crues mémorables
12. Pont Roman et Navigation sur le Dropt 

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