3. Hospice et maisons à pans de bois

Hospice et maisons à pans de bois

  • L’hospice

Peu d’information sur cet hospice qui est un imposant bâtiment allant jusqu’à l’angle de la rue du même nom. La date de sa fondation est mentionnée cependant sur les écrits de Jean Guilherm (décédé en 2013), ancien conseiller municipal. L’hospice a vu le jour en 1843 grâce à un don du maire de l’époque, Monsieur Goyneau.

Au XIXe siècle, les hospices accueillaient les vieillards, les malades, les infirmes et les orphelins pour une somme modique. Une autre fonction pouvait être celle de recevoir les pèlerins au cours de leur voyage vers St Jacques de Compostelle puisque le chemin passait par le pont roman et donc devant le bâtiment.

Cependant, dans les archives du chanoine Durengues (1860-1948) consultable sur le site des archives du Conseil Départemental du Lot-et-Garonne, il est écrit que « vers 1880, l’hôpital a reçu un leg de 20 000 frs« . Il est également certain que jusqu’au milieu du XXe siècle, cet hospice était toujours une maison de santé appartenant à l’évêché et tenue par des religieuses. Les plus anciens du village se souviennent des sœurs qui venaient dans les fermes pour soigner les malades.

La propriétaire d’une partie du bâtiment nous explique que l’hospice a été séparé en deux habitations lorsqu’il a été en vente puisque deux acheteurs potentiels s’étaient présentés. Elle se souvient des nombreuses chambres qui devaient accueillir les malades autrefois.

  • Les maisons à pans de bois

Quant aux maisons à pans de bois ou colombages, elles sont peu nombreuses mais très bien restaurées dans cette rue de l’hospice. Vous en verrez d’autres ici et là au cours de la visite.

Cette ossature de bois en encorbellement est posée sur un premier niveau de pierres pour protéger le bois de l’humidité du sol. La construction en encorbellement avait plusieurs avantages : elle permettait de gagner un peu de place dans les étages (ce qui n’est pas vraiment le cas dans cette rue), mais surtout elle évitait aux eaux de pluie de s’écouler sur la façade, ainsi, chaque étage en encorbellement protégeait l’étage inférieur.
Cependant, à partir de 1520, ces encorbellements ont peu à peu été interdits car, les rues médiévales, assez étroites, se trouvaient encore plus réduites ce qui les assombrissait et ne permettait pas de faire circuler l’air pour lutter contre la peste. Un exemple d’encorbellement qui réduit la rue se trouve à l’entrée de la Rue Maison de la Tour opposé à la maison renaissance.

Le remplissage des pans de bois est fait de torchis (argile, paille, chaux et sable). Les bois sont courts – leur longueur représente généralement un niveau – et on remarque des croix de St André (en X) qui égaient la façade. Les historiens racontent qu’au moyen-âge, le torchis était peint de couleurs vives et que ces couleurs différaient d’une maison à une autre.

A partir des XVIIe siècle et durant tout le XIXe siècle, on plâtre les façades des maisons à pans de bois afin de leur donner un aspect plus luxueux et moderne. A voir dans la Rue du Moulin.

Dans la Rue de l’Hospice, vous remarquerez la belle façade à pans de bois de La Pérégrine. Cette maison, qui propose des chambres d’hôtes, était dans un grand état de délabrement lorsqu’elle a trouvé acquéreur. Les colombages menaçaient de tomber sur la rue. Plusieurs artisans ont refusé d’entreprendre ce chantier à cause de sa dangerosité. C’est une chance pour le village que cette belle maison soit maintenant restaurée. Son pan de bois, refait à l’identique, est très original.

RAPPEL DES DIFFÉRENTS POINTS DE VISITE

1. Le village aujourd’hui
2. Le village au fil des siècles
3. Hospice et maisons à pans de bois
4. Le Temple et ancienne Rue des Faures
5. Maison de la Tour et Monviel
6. Vestiges du mur d’enceinte, ancienne Porte de Duras
7. Révolte des Croquants
8. Place du Prieuré, origine du village
9. Église St Germain
10. Maison renaissance et écusson
11. Moulin et crues mémorables
12. Pont Roman et Navigation sur le Dropt 

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