2. Le village au fil des siècles

Du VIe au XXIe siècle


Avant de faire la visite, prenez le temps de vous asseoir sur une des tables de pique-nique de la Place du Moulin, face au Dropt, pour avoir la chronologie des événements qui ont marqué l’évolution du village. Certains de ces points seront repris plus longuement au cours de la balade.

Des Gallo-romains à nos jours

– Présence de vestiges gallo-romains lors de fouilles archéologiques.
VIe siècle: arrivée d’abbés prieurs de l’Ordre de St Benoît. Ils fondent un prieuré.
XIe-XIIe siècle: construction de l’église et d’une première enceinte autour des quelques constructions.
XIe ou XIIe siècle: selon les écrits, le village devient propriété des Seigneurs de Caumont qui lui donneront son nom de La Sauvetat de Caumont.
XIIe siècle: construction du pont de 11 arches de style roman et d’un fossé qui entoure la ville pour une meilleure défense.
XIIIe siècle: construction d’un second pont de 12 arches de style gothique et du moulin que vous avez devant vous.
1270: La Sauvetat de Caumont devient bastide sous l’impulsion d’Alphonse de Poitiers (frère de Louis IX) qui fonde la bastide d’Eymet cette même année. Le village devient juridiction royale et compte 10 paroisses attachées à la couronne du Roi de France Louis IX. Un second mur d’enceinte est construit autour de la ville.
1327: le village est sous domination anglaise est bénéficie d’une charte accordée par Edouard III d’Angleterre.
1377: près d’Eymet dans la plaine du Dropt et sur le chemin de La Sauvetat eut lieu une célèbre bataille dite du « Champ d’Eymet ». Les Anglais sont défaits. La Sauvetat, Lauzun, Miramont et Duras ouvrent leurs portes aux Français.
1433: des bandes de brigands français et anglais terrorisent la contrée. Menés par un aventurier espagnol du nom de Rodrigue Villandrando, les villages de La Sauvetat mais aussi de Lauzun et St Barthélémy sont dévastés.
17 juillet 1453: la Bataille de Castillon sonne le glas de la domination anglaise. Le calme semble revenu.
1480: une gelée de 7 semaines bloque toutes les rivières et détruit les récoltes futures, blé et vignes. L’année suivante, un grand nombre d’habitants périront de faim. Le vide est tel qu’une immigration est nécessaire. Ce sera l’arrivée des « Gavaches » ou « Gens venus d’ailleurs ». En fait des gens venus des Charentes sur ordre de Charles VII.
1520: début des guerres de religion et de la Réforme. La Sauvetat de Caumont est alors protestante. Le culte se pratique dans l’église.
1569: cette date, que vous verrez gravée sur le pilier côté droit du chœur de l’église, s’appliquerait aux voûtes de la nef, réparées ou reconstruite en ogive.
1586: démantèlement des fortifications de la première enceinte par Messieurs de Mayenne et Matignon. Les pierres sont jetées dans les fossés qui entourent la ville.
1598: Édit de Nantes. Édit de pacification signé par Henri IV à Nantes le 13 avril 1598, qui définit les droits des protestants en France et met fin aux guerres de Religion et implique ce qui suit…
1603: l’église est de nouveau bénie pour être consacrée au culte catholique. St Germain devient le patron de la paroisse. Un Temple est construit (pas de date exacte) pour le culte protestant.
1625: une carte du diocèse de Sarlat, dont nous dépendons, montre que la ville de La Sauvetat de Caumont est aussi importante que celle d’Eymet et de Lauzun.
1637: date tristement célèbre en raison de la Révolte des Croquants détaillé au point 7. La Sauvetat de Caumont disparaît presque de la carte.
1789: la Révolution met fin à la Royauté. La monarchie absolue française est remplacée par une monarchie constitutionnelle, puis par la Première République. La Sauvetat de Caumont devient La Sauvetat du Dropt. C’est un chef-lieu de canton qui comprend 6 communes au lieu des 11 paroisses sous l’ancien régime.
1830: démolition de la Porte de Duras, fortifications côté ouest de la ville (point 6). Les pierres furent utilisés pour réparer la grange du presbytère.
1842: demande d’établissement d’un bureau de poste.
1843: suppression d’une arche et construction d’une écluse en vue de rendre le Dropt navigable.
1851: construction d’une mairie-école sous les ormeaux séculaires de la Place du Château. Les classes étaient au rez-de-chaussée, les bureaux de la mairie et le logement de l’instituteur étaient installés à l’étage. Ce bâtiment est toujours notre mairie actuelle. Les ormeaux ont disparu.
1853: construction du pont neuf.
1858: le Dropt devient enfin navigable.
1884: fin de la navigation sur le Dropt en raison du développement des transports routiers et ferroviaires moins coûteux.
1886: Gare de La Sauvetat (située, en fait, sur la commune d’Agnac). Début de fonctionnement le lundi 15 novembre à raison de 3 trains par jour et pour chaque direction : Bergerac, Bordeaux et Marmande.
1903: Inauguration de l’éclairage public, complété en 1913.
1905: le village comptait 12 agriculteurs et 46 artisans dont 3 tailleurs d’habits et 3 tailleuses de robes, 2 boulangers, 2 bouchers et 4 cafetiers.
1908: Construction d’un hangar dans l’angle du vieux cimetière derrière l’église pour y garer le corbillard.
1910: Installation du téléphone.
1923: Proposition d’installation de la lumière électrique à l’École-Mairie.
1927: Première « Cavalcade de Chars Fleuris » le premier dimanche du mois de Mai.
1952: l’ancienne écluse inutilisée devient piscine municipale! Les Sauvetatois apprennent à nager avec un fagot de jonc attaché sur le dos.
1953: Arrêt de la circulation des trains et démolition de la voie. Le trafic ferroviaire aura duré 67 ans.
1958: Dernier Comice Agricole.
1958: Ouverture du groupe scolaire. En 1959, l’école comptait 108 élèves. Elle en compte 20 aujourd’hui!
1964: Construction de la nouvelle Poste, côté est de la ville. Derrière vous, près du multiservices. Transformée depuis.
1973: Création d’un lotissement communal baptisé « Au Plantier » situé au nord de la ville.
1992: le pont roman est classé monument historique.
1997: première tranche de travaux pour restaurer le pont roman.
2016: découverte d’une 24ème arche entre pont de style roman et pont de style gothique. Jamais mentionnée sur les documents à notre disposition.

→ Point 3 → La visite commence vraiment par la rue qui se trouve de l’autre côté des jardins. Empruntez le petit escalier de pierres entre la rivière et le mur, ne vous préoccupez pas, pour l’instant, de la plaque n°11 face à vous mais poursuivez jusqu’à l’entrée de la rue de l’Hospice et des maisons à pans de bois …

RAPPEL DES DIFFÉRENTS POINTS DE VISITE

1. Le village aujourd’hui
2. Le village au fil des siècles
3. Hospice et maisons à pans de bois
4. Le Temple et ancienne Rue des Faures
5. Maison de la Tour et Monviel
6. Vestiges du mur d’enceinte, ancienne Porte de Duras
7. Révolte des Croquants
8. Place du Prieuré, origine du village
9. Église St Germain
10. Maison renaissance et écusson
11. Moulin et crues mémorables
12. Pont Roman et Navigation sur le Dropt 

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