• Ponts au petit matin et remerciements pour l’aire de camping-car

    Patrimoine d’hier, installation d’aujourd’hui

    A l’heure où le village est encore endormi, Martine et son bâton de pèlerine, partent en balade aux abords du bourg. En ce petit matin de juin, le soleil se lève sur le majestueux Pont Roman. Il fait face au pont dit neuf, le récent, l’usité, celui de 1880.

    Entre les deux, bénéficiant de ce paisible environnement bien qu’aux portes du village, l’aire de camping-car, prise d’assaut depuis le déconfinement. Aire de stationnement prisée des camping-caristes qui l’expriment par des messages laissés à la Mairie.
    Le dernier date de fin mai. Il est signé A. et Ch. Bouvelle :

    Bonjour,
    Juste un petit mot pour remercier l’équipe municipale de la Sauvetat de mettre gracieusement à disposition des camping-caristes ce que j’appelle un « petit paradis » .
    Votre village est superbe.
    Encore merci.
    Deux Lot-et-Garonnais en vadrouille.

  • Battue … mais pas vaincus ! Chronique choc de monsieur le Maire

    Battue… mais pas vaincus

    Le calme est revenu dans notre paisible village après un week-end assez agité. Tout a démarré autour d’un panneau annonçant une battue au renard ce dimanche 24 mai. Chose courante dans toutes nos communes rurales, et moyen de communication utilisé depuis plus de 20 ans.

    Battue administrative avec arrêté de la préfecture et organisée selon les règles en vigueur, mais ce panneau va déchaîner les passions sur les réseaux sociaux. Plus de 20 000 partages sur le net et d’abondants commentaires ! Si un tiers sont des commentaires de personnes défendant la cause animale, ce que je comprends bien sûr, les autres ne sont qu’insultes, appels à la violence, voire menaces de mort ! Moi qui ne suis pas chasseur, avec un peu de recul, je me demande qui sont les plus dangereux… Pour chasser il faut un permis, pour tirer avec les réseaux sociaux non !

    Surpris aussi de voir comme seule contestataire de bon matin, équipée de son matériel pour effaroucher le goupil, une élue de la commune voisine d’Allemans ! Nous appellerons cela, un début de mandat en fanfare !… Quant aux appels à boycotter notre charmant village en y associant le mot massacre, à ma connaissance, le seul massacre connu est celui des 1600 croquants en 1637 par le Duc de Lavalette.
    Mais une information me rassure, il fait bon y vivre dans notre petit village, les chiffres en augmentation du dernier recensement le démontrent.

    Je terminerai en citant Guy Bedos qui vient de nous quitter : « le vrai plaisir de la dispute, c’est la réconciliation !« .

    Jean Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt

  • Pèlerinage du village au Lac de l’Escourou

    Martine Brosse, pèlerine infatigable, se languit des longues marches qu’elle faisait avant le confinement. Dès le 12 mai, lendemain de ce jour mémorable du déconfinement, Martine a repris son bâton pour une balade la menant du village de La Sauvetat du Dropt vers le Lac de l’Escourou. Elle en a ramené le parfum de la campagne, ces innombrables fleurs sauvages de printemps qui profitent des averses et du soleil pour s’épanouir, les marques d’un temps ancien où la religion se signalait au coin de chaque chemin, des bâtiments que l’on aimerait sauver des griffes de l’abandon, un clin d’œil à Compostelle et des volatiles heureux dans leur cour.
    Une invitation à la rêverie et peut-être une incitation à se retrouver bientôt pour cheminer côte-à-côte en se racontant cette étrange période d’isolement imposé.

  • COVID-19 et Commémoration du 8 Mai 45

  • « C’était en mars 2020 … » Un magnifique poème d’espoir diffusé par Sylvie

    Photo du printemps de Anne Lesimple. Poème diffusé par Sylvie Vergne de Miramont de Guyenne.

    Beaucoup d’informations officielles sur le blog du village cette semaine, CORONAVIRUS oblige. Aussi, nous sommes heureux de vous faire profiter du très beau poème partagé par Sylvie Vergne  sur sa page facebook. Il est juste et raconte la vie que la situation sanitaire nous impose. Il est aussi plein d’espoir et nous incite à être solidaire et à accepter les consignes de confinement pour que cet épisode se termine au plus vite. Merci à celui ou celle qui l’a écrit !

    « C’était en mars 2020 …

    Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
    Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.

    C’était en mars 2020 …

    Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
    Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.

    C’était en mars 2020 …

    Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
    Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

    Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs.
    Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
    Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

    Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

    Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

    Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

    Lisez ceci, répandez-le en copiant/collant ce texte, mais surtout restez confiants et gardez le sourire ! 😃 »

  • Contes et musique kurde aux Fées Gourmandises

    Une invitation dans le cadre des Fées Gourmandises

    Ce samedi 29 février, le Bar-Tabac-Restaurant des Fées Gourmandises de La Sauvetat du Dropt accueillait des visiteurs pour une soirée organisée par Martine Brosse et Anne Lesimple, sauvetatoises et conseillères municipales. Installée devant un bon feu de cheminée, l’assistance put écouter Chantal Constant, conteuse, lire des extraits de son livre « Hozan Rêber, le chant d’un kurde en exil »  ainsi que des contes kurdes tandis que Hozan Rêber, exilé politique, chantait et jouait du saz et de la bilur. Un grand moment d’émotions, de rires aussi et la découverte d’une musique poignante venue de l’Orient.

    « Hozan Rêber, le chant d’un kurde en exil

    Ce livre est un récit. C’est l’histoire humble et pourtant héroïque qu’un immigré kurde partage avec sa voisine française. Ils ne parlent pas la même langue, et en apparence tout les oppose. Mais dans cette improbable rencontre résonnent bientôt un passé commun et les défis du monde actuel. Dans leurs voix s’entendent la difficile conciliation des cultures, la violence et l’incompréhension des peuples qui, de l’Orient à l’Occident d’aujourd’hui, ne parviennent plus à absorber les récents bouleversements.
    Peu à peu, la poésie, l’amour du chant et les mythes hérités de l’Antiquité réunissent ces deux êtres, leur permettant parfois de retrouver des chemins perdus. »

    Après les contes et la musique kurde, tandis que Chantal et son ami Hozan Rêber dédicaçaient le livre, les invités installaient les tables afin que Martine et Anne servent une délicieuse soupe de légumes et des gâteaux maison. Un temps de partage qui permit de faire de nouvelles rencontres car dans cet espace convivial se sont côtoyés des gens du village dont Monsieur le Maire Jean-Luc Gardeau, des gens des villages voisins, des canadiens, des anglais, un norvégien, une irlandaise, un néerlandais, une venezuelienne elle-même exilé, en attente d’un droit d’asile, un monsieur de couleur natif du Congo dont nous n’avons osé demander l’histoire et qui sait, peut-être d’autres spectateurs aux origines étrangères qui seront restés anonymes par pudeur mais qui emporteront avec eux le sentiment que malgré toutes les violences et les injustices dont les hommes sont capables, la vie vaut la peine d’être vécue !

  • Réouverture du Château de Duras

    Photos du club Objectif Duras.

    Le Château de Duras ré-ouvre ses portes samedi 1er février à 14h. La période de fermeture a permis de mettre en place de nouveaux objets prêtés par le Mobilier National. Au nombre de 230 pour cette nouvelle saison touristique, ces objets de valeur historique et que vous pourrez admirer au cours de la visite sont des sculptures, tapisserie, fauteuils, tableaux, tapis … ils viennent en complément des meubles également prêtés par le Mobilier National début 2019 et redonnent vie à la demeure des Ducs de Duras.

    Pour préparer votre visite, connaître les horaires d’ouverture et les tarifs, vous pouvez consulter le site Château de Duras.

  • Le chêne de Tombebœuf élu « Arbre de l’année »


    Élu Arbre de l’Année !

    Le Pays de Lauzun est fier d’avoir sur son territoire un chêne qui vient d’être élu Arbre de l’Année par le magazine « Terre Sauvage ». Âgé de quelques 300 ans, il est situé sur la commune de Tombebœuf et en impose avec ses 25m de haut et 38m d’envergure. L’histoire dit que, durant une grande partie de sa vie, ce sont des vaches qui l’ont entretenu chaque année puisqu’il se trouve dans une prairie sur une exploitation agricole. Elles s’y sont abritées et l’ont maintenu taillé … sans le polluer ! La preuve puisqu’il a traversé toutes ces années et qu’il a encore très belle mine malgré son grand âge.

    Information reprise sur TF1 par Jean-Pierre Pernaut

    Reportage TF1 le 23 01 2020 sur le chêne de Tombeboeuf élu arbre de l'année 2019.

    Publiée par Evénements Lot et Garonne sur Jeudi 23 janvier 2020

  • Le Pont Roman, ouvrage de la cohésion entre deux communes

    Si la création de communes nouvelles, fusion de plusieurs communes, est un sujet d’actualité fréquemment abordé au cours des conseils communautaires, force est de constater que notre commune de La Sauvetat du Dropt et celle d’Agnac n’ont pas eu à officialiser une fusion pour mener à bien des projets communs.

    La gare de La Sauvetat du Dropt sur les terres d’Agnac

    Car, avant de parler du Pont Roman, magnifique ouvrage dont la restauration fut dernièrement inaugurée, il faut évoquer la gare, opérationnelle de 1886 à 1953, dîtes de La Sauvetat du Dropt alors qu’elle se situe sur les terres d’Agnac ! Aura-t-il fallu pour ce projet d’envergure des discussions entre les municipalités? Personne n’a encore su répondre. Nous ne connaissons que le point de vue de Monsieur Aloy, Maire de l’époque, puisqu’il en fait mention en 1880 dans son livre intitulé : « Notice sur la ville et juridiction de La Sauvetat de Caumont« . C’est certainement avec fierté qu’il écrit, en parlant de la future gare : « Elle s’élèvera bientôt aux portes de la ville …. et va faire de La Sauvetat le centre commercial des communes environnantes !« .

    La Révolution partage le pont entre les 2 communes

    Quant au Pont Roman, long de 176 m, composé de 11 arches romanes datant du XII° siècle et de 12 arches gothiques bâties au XIII° siècle en raison de crues fréquentes qui modifièrent le cours de la rivière, il appartient à la juridiction de La Sauvetat de Caumont qui comprend 5 paroisses dont Agnac. En 1790, suite à La Révolution, l’Assemblée Nationale décrète que les paroisses seront érigées en communes. C’est ainsi que le Pont Roman se retrouve sur le territoire des communes devenues La Sauvetat du Dropt et Agnac.

    Une entente indéfectible

    200 ans plus tard, alors que ce pont commence à souffrir de longues années sans entretien et après de nombreuses rencontres entre Armand Béraud, décédé en 2014, alors Maire d’Agnac, et son homologue de La Sauvetat du Dropt Gilbert Grannereau, c’est en 1992 que les 2 municipalités parviennent à le faire classer aux Monuments Historiques. Ce statut permettait l’obtention des subventions nécessaires à sa restauration.

    Bilan : travaux subventionnés à 80 % sur une durée de 23 ans, de 1996 à 2019.

    La coopération jamais remise en cause entre les 2 communes, alors que ce pont est situé à l’entrée de La Sauvetat, permit des charges partagées à 50%.

    Retrouvailles des Maires devant ce patrimoine d’exception

    Samedi 28 décembre 2019, Jean-Luc Gardeau donnait rendez-vous à son homologue Denis Murer d’Agnac et à Gilbert Grannereau, Maire honoraire de La Sauvetat, pour partager une coupe de champagne afin de célébrer l’achèvement des travaux du Pont Roman et l’entente indéfectible entre leur 2 communes.

    Costume cravate et bottes en caoutchouc résument le fastidieux travail de ces 23 années de travaux : les pieds dans la glaise et la tête dans les dossiers administratifs ! Bravo messieurs. Cet ouvrage fait parti des joyaux du patrimoine de notre département et c’est à votre travail commun que nous le devons !

  • Objectif Duras, mémoire visuelle de notre territoire

    L’Association Objectif Duras a été créée par des résidents du Pays de Duras « amoureux de leur pays et passionnés par la photo ».

    C’est ainsi que nous sommes riches d’une banque de photos libres de droit, retraçant le passé et le présent, mettant en valeur le patrimoine historique et culturel, le monde agricole, la faune, la flore, les paysages de nos campagnes au fil des saisons et la convivialité de nos petits villages en relatant, par l’image, les rencontres sportives et les très nombreuses manifestations de notre territoire. Ils sont la mémoire visuelle qui prouve que rien n’est figé, que la vie est trépidante et captivante. Une mémoire que les générations futures pourront consulter pour comprendre ce qui fait la force et la richesse d’un pays.

    La municipalité de La Sauvetat du Dropt souhaite remercier les photographes d’Objectif Duras pour leur travail sur notre commune puisque nous bénéficions de leur passion bien que faisant parti du Pays de Lauzun. Plusieurs sauvetatois ont d’ailleurs intégré leur équipe et contribuent à alimenter en images le site du village: Martine, Patricia, Michèle et Francis …

    Le dernier reportage concerne l’avant-après de notre beau pont roman. Les photos sont de Michel Michelot et le résumé historique de Dany Blanc. Vous le découvrirez en suivant ce lien Rencontre-photographique-avec-le-passe-les-travaux-et-le-present-du-pont-de-la-sauvetat- 

  • La luxueuse voiture 4150 en cours de restauration grâce au CFV

    L’Association Chemin de Fer de Vendée (CFV) fait revivre le patrimoine ferroviaire

    Tout commence le 15 novembre 2019 lorsque Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, reçoit un appel téléphonique de Monsieur Comont, membre de l’Association « Chemin de Fer de Vendée » basée à Mortagne sur Sèvre (85). Dans leurs ateliers en cours de restauration actuellement, une luxueuse Voiture Salon Pullman, la n°4150, classée aux Monuments Historiques depuis 2003 et dont l’histoire est liée à l’ancienne gare de notre village, étrangement située sur la commune d’Agnac.

    Histoire mouvementée des chemins de fer : 1939, évacuation du parc ferroviaire à la déclaration de la guerre

    A la déclaration de la guerre en 1939, la Compagnie Internationale des Wagons Lits, fondatrice du fameux train Orient-Express qui reliait Paris-Est à Istambul, évacue son parc ferroviaire dans l’ouest de la France pour le soustraire aux Allemands. Toutefois, avec la Drôle de Guerre, les voitures sont rapatriées dans les différents dépôts de l’époque. La soudaine débâcle en 1940 va entraîner une évacuation assez désordonnée du parc ferroviaire, notamment dans la partie sud de la France. La 4150 va connaître plusieurs mouvements. Ainsi entre 1940 et 1943, elle sera dans les Pyrénées, puis dans le Gard début 1943. En septembre 43, elle se trouve à Bergerac avant d’arriver à la gare de La Sauvetat du Dropt en avril 1944.

    « L’association CFV a pu identifier le matériel qui était alors stocké dans cette gare, 12 voitures dont la 4150, ce qui représente un convoi de près de 280 m. Monsieur Comont précise que nous avions, à La Sauvetat du Dropt, la « crème » des voitures de la CIWL dont voici le détail :

    • 8 voitures Pullman : 5 Flèches d’Or pour le Calais/Paris-Nord, 2 Côte d’Azur dont la 4150 ( initialement poru le Train Bleu – Paris-Nice), 1 une Etoile du Nord (Paris-Nord/Bruxelles/Amsterdam,  toutes avec des décorations remarquables et souvent spécifique à chaque voiture,
    • 2 votures lits LX, les plus luxueuses également avec des boiseries et marqueteries aussi remarquables que les pullmans,
    • 2 fourgons, dont un très particulier puisqu’il s’agissait d’un fourgon truck Flèche d’Or qui disposait de deux conteneurs permettant le déchargement, chargement rapide des bagages stockés dans ceux-ci au port de Calais ou de Douvre en Grande Bretagne. »
    Utilisée par la Résistance pour faire barrage sur les voies ferrées – Les Combats du Genévrier

    Plusieurs voitures des gares alentours, 34 exactement, seront acheminées vers des ponts et passages à niveau pour être minées et servir de barrages. La voiture 4150, déplacée jusqu’au passage à niveau 46 de Miramont de Guyenne par les hommes de Xavier Alessandri, chef de la Résistance, sera minée le 6 juin 1944 afin de bloquer la route et la voie ferrée. L’histoire complète de cette journée de juin 44 et les noms des résistants, dont plusieurs perdirent la vie, est relatée dans Les Combats du Genévrier.
    C’est un rapport, daté du 1er octobre 1944, envoyé à la direction parisienne de la Compagnie Internationale des Wagons Lits par le sous-inspecteur Mabire, qui précise que la 4150 est endommagée au niveau de son roulement, comme les autres voitures minées. Le rapport précise qu’il faut changer les essieux avant de les acheminer vers les ateliers. La 4150 restera sur place au moins jusqu’à début octobre de cette année 44, faisant l’objet de pillage. La Compagnie Internationale des Wagons Lits peine à la rapatrier.

    Détail de la Voiture Salon Pullman 4150

    Construite en 1929 à Aytré (Charente-Maritime), elle fait partie de la série « Côte d’Azur » et comportait 28 places assises en 1ère classe. D’une longueur de 23,50 mètres et un poids de 47 tonnes, les décorations intérieures de René Prou étaient faîtes de panneaux en loupe de frêne et de panneaux en marqueterie à base d’étain (malheureusement volés en 2011 dans l’enceinte militaire qui l’abritait à ce moment-là). Cette luxueuse voiture aux baies élargies et aux larges fauteuils inclinables faisait partie de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, la CIWL et intégrait des trains connus dont le Côte d’Azur Pullman Express, la Flèche d’Or, l’Étoile du Nord, le Mistral, le Sud Express.
    La voiture est réformée en 1972 et achetée en 1974 par l’armée, avec d’autres voitures de la CIWL, pour équiper le 5ième Génie installé à Versailles-Matelots, seul régiment ferroviaire dissous en 2010. Elle sera alors nommée Pullman Chef de Corps car utilisée comme voiture de commandement.

    Après la dissolution du régiment, l’armée va chercher à confier ces voitures à des associations. C’est ainsi qu’en 2014, la 4150 est donnée au « Chemin de Fer de Vendée » par un courrier du Ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian. Après quelques péripéties, elle arrive au dépôt de St Laurent sur Sèvre fin juin 2017.

    En cours de restauration avant d’accueillir des touristes pour « voyager à travers le temps« 

    Depuis son arrivée au dépôt de St Laurent sur Sèvre en 2017, la voiture 4150 est en cours de restauration en attendant de pouvoir rejoindre le parc ferroviaire de l’association qui vous proposera d’embarquer à son bord pour faire les 22 km qui relient Mortagne sur Sèvre aux Herbiers (aller-retour). « Une balade extraordinaire au rythme du Train Touristique à Vapeur en passant par 3 vallées traversées sur de magnifiques viaducs ».

    Documentation
    • Documents fournis par Monsieur Eric Comont, vice-président du Chemin de Fer de Vendée : son courrier adressé à Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, le 15 novembre 2019, demandant si la commune possède des informations supplémentaires; Le rapport du sous-inspecteur Mabire, employé de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, daté du 1er octobre 1944. Les photos de la voiture 4150 stationnée à la gare de St Laurent sur Sèvre.
    • Document envoyé par Jean-Luc Gardeau à Monsieur Comont par retour de courrier : le scan d’un menu du wagon-restaurant, parfaitement conservé, qui lui fut donné par un sauvetatois aujourd’hui décédé.
    • Document en ligne appartenant à la Mairie de Miramont de Guyenne : « Les Combats du Genévrier » relatant une tragédie de la Résistance ayant eu lieu le 6 juin 1944.

    L’Association du Chemin de Fer de Vendée est preneuse de tous les témoignages relatifs à ces voitures, à des documents écrits ou des photos afin de compléter cet historique. Il est possible de joindre Monsieur Comont via le site Internet du CFV.

    Courrier CFV 2019 Les Combats du Genévrier
  • Commémoration 11 Novembre

    Photos de Germain Sauron, 1er adjoint au Maire et de Alain Crossoir.

    Devoir de mémoire respecté en ce lundi 11 novembre. Autour de Monsieur le Maire Jean-Luc Gardeau, ses adjoints et conseillers municipaux, des sauvetatois de toujours et d’autres, nombreux, dont plusieurs d’origine britannique.