• L’Église St Germain proposée aux Monuments Historiques

    Visite de la DRAC en avril 2018

    Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, a été sollicité par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) pour un projet de protection au titre des monuments historiques de l’Église St Germain.

    Il a donc reçu Monsieur Gonzalès de la DRAC accompagné de M. l’Abbé Franck Taillade le 18 avril 2018. A la suite de cette visite où était évoquée la très belle qualité architecturale de l’église du centre bourg, un courrier était par la Mairie proposant une inscription de l’édifice aux Monuments Historiques.

    Elle y est décrite en ces termes:

    « Cette église romane a été fondée au XII° siècle, peut-être sur les traces d’un édifice plus ancien. L’église a été augmentée au XVI° siècle comme en témoigne la qualité du portail en pierre et les chapelles de cette époque. Enfin, le clocher que nous avons visité a été augmenté par une tour du XIX° siècle mais parfaitement composée avec le reste de l’église.

    Cet ensemble architectural et historique pourrait trouver un accès au statut de monument historique inscrit si la commune propriétaire en faisait la demande…. »

    Le Conseil Municipal vote pour une demande d’inscription aux Monuments Historiques

    Après concertation du Conseil Municipal le jeudi 27 septembre, c’est à l’unanimité que la décision est prise de faire la démarche pour prétendre à une inscription de l’église St Germain aux Monuments Historiques. Cette demande peut prendre un certain temps après avis de la Commission Régionale des Patrimoines et de l’Architecture (CRPA).

    Périmètre de protection des abords réduit

    Si, après avis des autorités compétentes, l’église St Germain devenait Monument Historique inscrit, un nouveau périmètre de protection des abords serait défini. La proposition de la DRAC, devant passer par les avis de la CRPA, le limiterait à l’Avenue du Plantier et à l’Avenue du Gué pour ne garder que le bourg ancien en ne retenant pas les extensions urbaines pavillonnaires du XX° siècle. Réduisant en cela le périmètre de protection actuel.

    La demande est faîtes. Il va de soi que la Mairie rendra publique la décision de cette inscription lorsqu’elle sera connue.

  • Recensement photographique des monuments aux morts

    A l’occasion du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, les mairies de France sont priées de transmettre des photographies numériques de leurs monuments aux morts afin d’aboutir à la publication d’un livre et à une exposition de l’ensemble lors des Rencontres de la Photographie d’Arles, du 7 juillet au 21 septembre 2014.

    Pour ce recensement, il est demandé de faire des recherches historiques: date de la construction, coût ou tout autre renseignement relatif à ce monument aux morts.

    Pour celui de La Sauvetat du Dropt, après consultation des archives, il a été alloué une subvention de 1000 francs lors de la séance du conseil municipal du 13 février 1921. Voici l’extrait de la délibération (voir photo).

    « Session de février 1921 – Séance du 13 février

    L’an mil neuf cent vingt-et-un à 20 heures du soir, le conseil municipal de La Sauvetat du Dropt s’est réuni au lieu habituel des séances sous la présidence de M. Champeval, maire.

    Étaient présents: M.M. Augey, Barrière, Mercat, Roux, Monteil, Chavagnac, Jouanneau, Debet, Videau, Gardeau, Humeau. Absents: néant.

    Le maire expose au conseil qu’il est de son devoir d’allouer une subvention pour l’érection du monument à élever à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France. Je propose la somme de 1000 francs qui sera prise sur les fonds libres du budget de 1920.

    Cette somme sera versée immédiatement à M. Fauré, trésorier du comité d’organisation. A l’unanimité cette somme a été votée. … ».

    Pour illustrer, en plus des photos du monument – pour l’occasion nettoyé – un extrait de la délibération de 1921 et un extrait d’un poème de E. Douat, prêtre du village, le jour de la bénédiction en octobre 1922. Toutes les informations sur la date de la construction sont les bienvenues.

    monument morts la sauvetat du dropt 2 deliberation monument morts sauvetat monument morts la sauvetat du dropt 3
    benediction e douat 1922 benediction e douat 1922 2 monument morts la sauvetat du dropt 4
  • Le Pont Roman, ouvrage de la cohésion entre deux communes

    Si la création de communes nouvelles, fusion de plusieurs communes, est un sujet d’actualité fréquemment abordé au cours des conseils communautaires, force est de constater que notre commune de La Sauvetat du Dropt et celle d’Agnac n’ont pas eu à officialiser une fusion pour mener à bien des projets communs.

    La gare de La Sauvetat du Dropt sur les terres d’Agnac

    Car, avant de parler du Pont Roman, magnifique ouvrage dont la restauration fut dernièrement inaugurée, il faut évoquer la gare, opérationnelle de 1886 à 1953, dîtes de La Sauvetat du Dropt alors qu’elle se situe sur les terres d’Agnac ! Aura-t-il fallu pour ce projet d’envergure des discussions entre les municipalités? Personne n’a encore su répondre. Nous ne connaissons que le point de vue de Monsieur Aloy, Maire de l’époque, puisqu’il en fait mention en 1880 dans son livre intitulé : « Notice sur la ville et juridiction de La Sauvetat de Caumont« . C’est certainement avec fierté qu’il écrit, en parlant de la future gare : « Elle s’élèvera bientôt aux portes de la ville …. et va faire de La Sauvetat le centre commercial des communes environnantes !« .

    La Révolution partage le pont entre les 2 communes

    Quant au Pont Roman, long de 176 m, composé de 11 arches romanes datant du XII° siècle et de 12 arches gothiques bâties au XIII° siècle en raison de crues fréquentes qui modifièrent le cours de la rivière, il appartient à la juridiction de La Sauvetat de Caumont qui comprend 5 paroisses dont Agnac. En 1790, suite à La Révolution, l’Assemblée Nationale décrète que les paroisses seront érigées en communes. C’est ainsi que le Pont Roman se retrouve sur le territoire des communes devenues La Sauvetat du Dropt et Agnac.

    Une entente indéfectible

    200 ans plus tard, alors que ce pont commence à souffrir de longues années sans entretien et après de nombreuses rencontres entre Armand Béraud, décédé en 2014, alors Maire d’Agnac, et son homologue de La Sauvetat du Dropt Gilbert Grannereau, c’est en 1992 que les 2 municipalités parviennent à le faire classer aux Monuments Historiques. Ce statut permettait l’obtention des subventions nécessaires à sa restauration.

    Bilan : travaux subventionnés à 80 % sur une durée de 23 ans, de 1996 à 2019.

    La coopération jamais remise en cause entre les 2 communes, alors que ce pont est situé à l’entrée de La Sauvetat, permit des charges partagées à 50%.

    Retrouvaille des Maires devant ce patrimoine d’exception

    Samedi 28 décembre 2019, Jean-Luc Gardeau donnait rendez-vous à son homologue Denis Murer d’Agnac et à Gilbert Grannereau, Maire honoraire de La Sauvetat, pour partager une coupe de champagne afin de célébrer l’achèvement des travaux du Pont Roman et l’entente indéfectible entre leur 2 communes.

    Costume cravate et bottes en caoutchouc résument le fastidieux travail de ces 23 années de travaux : les pieds dans la glaise et la tête dans les dossiers administratifs ! Bravo messieurs. Cet ouvrage fait parti des joyaux du patrimoine de notre département et c’est à votre travail commun que nous le devons !

  • La gare et ses voitures de luxe

    Une gare « aux portes de la ville « 

    Dans son livre écrit en janvier 1880 « Notice sur la ville et juridiction de la Sauvetat de Caumont« , Monsieur Aloy (Maire de 1878 à 1884 et de 1890 à 1912) termine l’ouvrage en mentionnant le début de la construction de la gare.
    Elle s’est élevée, en fait, sur les terres de la commune d’Agnac voisine et c’est un mystère puisqu’elle porte bien le nom de La Sauvetat du Dropt sans que nous puissions en donner une explication. Ouvrage qui a joué un rôle important dans l’histoire du chemin de fer comme le dit Monsieur Aloy:

    « Elle s’élèvera bientôt aux portes de la ville sur le point de jonction de deux importantes lignes de chemin de fer, celle de Marmande à Angoulême et celle de Bordeaux à Périgueux, et va faire de La Sauvetat le centre commercial des communes environnantes ». 31 janvier 1880

    La gare sera en fonctionnement à partir du lundi 15 novembre 1886 à raison de 3 trains par jour. La Sauvetat du Dropt est une gare de croisement des lignes Bordeaux-La Sauvetat-du-Dropt-Eymet (92,5 km) et Angoulême-Bergerac-Marmande. On y transporte des marchandises et des passagers. Le service passagers entre La Sauvetat et La Souys (Bordeaux) fut interrompu en juin 1940 après avoir participé à l’exode rural du Lot-et-Garonne aussi bien qu’à l’arrivée de nombreux migrants bretons, normands et surtout italiens.
    L’arrêt de la circulation des trains sur ces lignes le fut en 1953. Les voies furent démolies. Le trafic ferroviaire n’aura duré que 67 ans.

    Novembre 2019, un appel téléphonique qui concerne notre gare et ses voitures ou comment l’Association « Chemin de Fer de Vendée » (CFV) fait revivre le patrimoine ferroviaire

    Tout commence le 15 novembre 2019 lorsque Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, reçoit un appel téléphonique de Monsieur Comont, membre de l’Association « Chemin de Fer de Vendée » basée à Mortagne sur Sèvre (85). Dans leurs ateliers en cours de restauration actuellement, une luxueuse Voiture Salon Pullman, la n°4150, classée aux Monuments Historiques depuis 2003 et dont l’histoire est liée à l’ancienne gare de notre village, étrangement située sur la commune d’Agnac.

    Histoire mouvementée des chemins de fer : 1939, évacuation du parc ferroviaire à la déclaration de la guerre

    A la déclaration de la guerre en 1939, la Compagnie Internationale des Wagons Lits, fondatrice du fameux train Orient-Express qui reliait Paris-Est à Istambul, évacue son parc ferroviaire dans l’ouest de la France pour le soustraire aux Allemands. Toutefois, avec la Drôle de Guerre, les voitures sont rapatriées dans les différents dépôts de l’époque. La soudaine débâcle en 1940 va entraîner une évacuation assez désordonnée du parc ferroviaire, notamment dans la partie sud de la France. La 4150 va connaître plusieurs mouvements. Ainsi entre 1940 et 1943, elle sera dans les Pyrénées, puis dans le Gard début 1943. En septembre 43, elle se trouve à Bergerac avant d’arriver à la gare de La Sauvetat du Dropt en avril 1944.

    « L’association CFV a pu identifier le matériel qui était alors stocké dans cette gare, 12 voitures dont la 4150, ce qui représente un convoi de près de 280 m. Monsieur Comont précise que nous avions, à La Sauvetat du Dropt, la « crème » des voitures de la CIWL dont voici le détail :

    • 8 voitures Pullman : 5 Flèches d’Or pour le Calais/Paris-Nord, 2 Côte d’Azur dont la 4150 ( initialement poru le Train Bleu – Paris-Nice), 1 une Etoile du Nord (Paris-Nord/Bruxelles/Amsterdam,  toutes avec des décorations remarquables et souvent spécifique à chaque voiture,
    • 2 votures lits LX, les plus luxueuses également avec des boiseries et marqueteries aussi remarquables que les pullmans,
    • 2 fourgons, dont un très particulier puisqu’il s’agissait d’un fourgon truck Flèche d’Or qui disposait de deux conteneurs permettant le déchargement, chargement rapide des bagages stockés dans ceux-ci au port de Calais ou de Douvre en Grande Bretagne. »
    Utilisée par la Résistance pour faire barrage sur les voies ferrées – Les Combats du Genévrier

    Plusieurs voitures des gares alentours, 34 exactement, seront acheminées vers des ponts et passages à niveau pour être minées et servir de barrages. La voiture 4150, déplacée jusqu’au passage à niveau 46 de Miramont de Guyenne par les hommes de Xavier Alessandri, chef de la Résistance, sera minée le 6 juin 1944 afin de bloquer la route et la voie ferrée. L’histoire complète de cette journée de juin 44 et les noms des résistants, dont plusieurs perdirent la vie, est relatée dans Les Combats du Genévrier.
    C’est un rapport, daté du 1er octobre 1944, envoyé à la direction parisienne de la Compagnie Internationale des Wagons Lits par le sous-inspecteur Mabire, qui précise que la 4150 est endommagée au niveau de son roulement, comme les autres voitures minées. Le rapport précise qu’il faut changer les essieux avant de les acheminer vers les ateliers. La 4150 restera sur place au moins jusqu’à début octobre de cette année 44, faisant l’objet de pillage. La Compagnie Internationale des Wagons Lits peine à la rapatrier.

    Détail de la Voiture Salon Pullman 4150

    Construite en 1929 à Aytré (Charente-Maritime), elle fait partie de la série « Côte d’Azur » et comportait 28 places assises en 1ère classe. D’une longueur de 23,50 mètres et un poids de 47 tonnes, les décorations intérieures de René Prou étaient faîtes de panneaux en loupe de frêne et de panneaux en marqueterie à base d’étain (malheureusement volés en 2011 dans l’enceinte militaire qui l’abritait à ce moment-là). Cette luxueuse voiture aux baies élargies et aux larges fauteuils inclinables faisait partie de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, la CIWL et intégrait des trains connus dont le Côte d’Azur Pullman Express, la Flèche d’Or, l’Étoile du Nord, le Mistral, le Sud Express.
    La voiture est réformée en 1972 et achetée en 1974 par l’armée, avec d’autres voitures de la CIWL, pour équiper le 5ième Génie installé à Versailles-Matelots, seul régiment ferroviaire dissous en 2010. Elle sera alors nommée Pullman Chef de Corps car utilisée comme voiture de commandement.

    Après la dissolution du régiment, l’armée va chercher à confier ces voitures à des associations. C’est ainsi qu’en 2014, la 4150 est donnée au « Chemin de Fer de Vendée » par un courrier du Ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian. Après quelques péripéties, elle arrive au dépôt de St Laurent sur Sèvre fin juin 2017.

    En cours de restauration avant d’accueillir des touristes pour « voyager à travers le temps« 

    Depuis son arrivée au dépôt de St Laurent sur Sèvre en 2017, la voiture 4150 est en cours de restauration en attendant de pouvoir rejoindre le parc ferroviaire de l’association qui vous proposera d’embarquer à son bord pour faire les 22 km qui relient Mortagne sur Sèvre aux Herbiers (aller-retour). « Une balade extraordinaire au rythme du Train Touristique à Vapeur en passant par 3 vallées traversées sur de magnifiques viaducs ».

    Documentation
    • Documents fournis par Monsieur Eric Comont, vice-président du Chemin de Fer de Vendée : son courrier adressé à Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, le 15 novembre 2019, demandant si la commune possède des informations supplémentaires; Le rapport du sous-inspecteur Mabire, employé de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, daté du 1er octobre 1944. Les photos de la voiture 4150 stationnée à la gare de St Laurent sur Sèvre.
    • Document envoyé par Jean-Luc Gardeau à Monsieur Comont par retour de courrier : le scan d’un menu du wagon-restaurant, parfaitement conservé, qui lui fut donné par un sauvetatois aujourd’hui décédé.
    • Document en ligne appartenant à la Mairie de Miramont de Guyenne : « Les Combats du Genévrier » relatant une tragédie de la Résistance ayant eu lieu le 6 juin 1944.

    L’Association du Chemin de Fer de Vendée est preneuse de tous les témoignages relatifs à ces voitures, à des documents écrits ou des photos afin de compléter cet historique. Il est possible de joindre Monsieur Comont via le site Internet du CFV.

    Courrier CFV 2019 Les Combats du Genévrier
  • La luxueuse voiture 4150 en cours de restauration grâce au CFV

    L’Association Chemin de Fer de Vendée (CFV) fait revivre le patrimoine ferroviaire

    Tout commence le 15 novembre 2019 lorsque Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, reçoit un appel téléphonique de Monsieur Comont, membre de l’Association « Chemin de Fer de Vendée » basée à Mortagne sur Sèvre (85). Dans leurs ateliers en cours de restauration actuellement, une luxueuse Voiture Salon Pullman, la n°4150, classée aux Monuments Historiques depuis 2003 et dont l’histoire est liée à l’ancienne gare de notre village, étrangement située sur la commune d’Agnac.

    Histoire mouvementée des chemins de fer : 1939, évacuation du parc ferroviaire à la déclaration de la guerre

    A la déclaration de la guerre en 1939, la Compagnie Internationale des Wagons Lits, fondatrice du fameux train Orient-Express qui reliait Paris-Est à Istambul, évacue son parc ferroviaire dans l’ouest de la France pour le soustraire aux Allemands. Toutefois, avec la Drôle de Guerre, les voitures sont rapatriées dans les différents dépôts de l’époque. La soudaine débâcle en 1940 va entraîner une évacuation assez désordonnée du parc ferroviaire, notamment dans la partie sud de la France. La 4150 va connaître plusieurs mouvements. Ainsi entre 1940 et 1943, elle sera dans les Pyrénées, puis dans le Gard début 1943. En septembre 43, elle se trouve à Bergerac avant d’arriver à la gare de La Sauvetat du Dropt en avril 1944.

    « L’association CFV a pu identifier le matériel qui était alors stocké dans cette gare, 12 voitures dont la 4150, ce qui représente un convoi de près de 280 m. Monsieur Comont précise que nous avions, à La Sauvetat du Dropt, la « crème » des voitures de la CIWL dont voici le détail :

    • 8 voitures Pullman : 5 Flèches d’Or pour le Calais/Paris-Nord, 2 Côte d’Azur dont la 4150 ( initialement poru le Train Bleu – Paris-Nice), 1 une Etoile du Nord (Paris-Nord/Bruxelles/Amsterdam,  toutes avec des décorations remarquables et souvent spécifique à chaque voiture,
    • 2 votures lits LX, les plus luxueuses également avec des boiseries et marqueteries aussi remarquables que les pullmans,
    • 2 fourgons, dont un très particulier puisqu’il s’agissait d’un fourgon truck Flèche d’Or qui disposait de deux conteneurs permettant le déchargement, chargement rapide des bagages stockés dans ceux-ci au port de Calais ou de Douvre en Grande Bretagne. »
    Utilisée par la Résistance pour faire barrage sur les voies ferrées – Les Combats du Genévrier

    Plusieurs voitures des gares alentours, 34 exactement, seront acheminées vers des ponts et passages à niveau pour être minées et servir de barrages. La voiture 4150, déplacée jusqu’au passage à niveau 46 de Miramont de Guyenne par les hommes de Xavier Alessandri, chef de la Résistance, sera minée le 6 juin 1944 afin de bloquer la route et la voie ferrée. L’histoire complète de cette journée de juin 44 et les noms des résistants, dont plusieurs perdirent la vie, est relatée dans Les Combats du Genévrier.
    C’est un rapport, daté du 1er octobre 1944, envoyé à la direction parisienne de la Compagnie Internationale des Wagons Lits par le sous-inspecteur Mabire, qui précise que la 4150 est endommagée au niveau de son roulement, comme les autres voitures minées. Le rapport précise qu’il faut changer les essieux avant de les acheminer vers les ateliers. La 4150 restera sur place au moins jusqu’à début octobre de cette année 44, faisant l’objet de pillage. La Compagnie Internationale des Wagons Lits peine à la rapatrier.

    Détail de la Voiture Salon Pullman 4150

    Construite en 1929 à Aytré (Charente-Maritime), elle fait partie de la série « Côte d’Azur » et comportait 28 places assises en 1ère classe. D’une longueur de 23,50 mètres et un poids de 47 tonnes, les décorations intérieures de René Prou étaient faîtes de panneaux en loupe de frêne et de panneaux en marqueterie à base d’étain (malheureusement volés en 2011 dans l’enceinte militaire qui l’abritait à ce moment-là). Cette luxueuse voiture aux baies élargies et aux larges fauteuils inclinables faisait partie de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, la CIWL et intégrait des trains connus dont le Côte d’Azur Pullman Express, la Flèche d’Or, l’Étoile du Nord, le Mistral, le Sud Express.
    La voiture est réformée en 1972 et achetée en 1974 par l’armée, avec d’autres voitures de la CIWL, pour équiper le 5ième Génie installé à Versailles-Matelots, seul régiment ferroviaire dissous en 2010. Elle sera alors nommée Pullman Chef de Corps car utilisée comme voiture de commandement.

    Après la dissolution du régiment, l’armée va chercher à confier ces voitures à des associations. C’est ainsi qu’en 2014, la 4150 est donnée au « Chemin de Fer de Vendée » par un courrier du Ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian. Après quelques péripéties, elle arrive au dépôt de St Laurent sur Sèvre fin juin 2017.

    En cours de restauration avant d’accueillir des touristes pour « voyager à travers le temps« 

    Depuis son arrivée au dépôt de St Laurent sur Sèvre en 2017, la voiture 4150 est en cours de restauration en attendant de pouvoir rejoindre le parc ferroviaire de l’association qui vous proposera d’embarquer à son bord pour faire les 22 km qui relient Mortagne sur Sèvre aux Herbiers (aller-retour). « Une balade extraordinaire au rythme du Train Touristique à Vapeur en passant par 3 vallées traversées sur de magnifiques viaducs ».

    Documentation
    • Documents fournis par Monsieur Eric Comont, vice-président du Chemin de Fer de Vendée : son courrier adressé à Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, le 15 novembre 2019, demandant si la commune possède des informations supplémentaires; Le rapport du sous-inspecteur Mabire, employé de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, daté du 1er octobre 1944. Les photos de la voiture 4150 stationnée à la gare de St Laurent sur Sèvre.
    • Document envoyé par Jean-Luc Gardeau à Monsieur Comont par retour de courrier : le scan d’un menu du wagon-restaurant, parfaitement conservé, qui lui fut donné par un sauvetatois aujourd’hui décédé.
    • Document en ligne appartenant à la Mairie de Miramont de Guyenne : « Les Combats du Genévrier » relatant une tragédie de la Résistance ayant eu lieu le 6 juin 1944.

    L’Association du Chemin de Fer de Vendée est preneuse de tous les témoignages relatifs à ces voitures, à des documents écrits ou des photos afin de compléter cet historique. Il est possible de joindre Monsieur Comont via le site Internet du CFV.

    Courrier CFV 2019 Les Combats du Genévrier
  • Inauguration du pont roman qui rassemble nos communes

    Nombreuses photos de Martine, Françoise, Isabelle, Francis, Michel et André.

    Soleil radieux pour une inauguration attendue

    Samedi 26 octobre, le pont roman des communes d’Agnac et La Sauvetat du Dropt, dont la restauration est enfin achevée, était inauguré sous un soleil radieux en présence de nombreux élus et d’une large assemblée. Le groupe folklorique Oc’Renovenca de Roumagne animait la cérémonie par des danses traditionnelles au son des accordéons tandis que les élèves de l’école de pagaie du Canoë Kayak Club menés par Olivier Cain évoluaient dans la rivière au pied du pont.

    Après avoir coupé le ruban tricolore, les élus prenaient la parole tour à tour. Denis Murer, Maire d’Agnac et Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt évoquaient ces longues années de réflexion entre Armand Béraud alors Maire d’Agnac et son homologue de La Sauvetat Gilbert Grannereau. C’est en 1992 et sous leur impulsion que le pont roman, qui commençait à souffrir de longues années sans entretien, fut classé aux Monuments Historiques. Puis que fut décidée la restauration partagée entre les deux communes avec une durée de 23 ans de travaux, de 1996 à 2019 !

    Travaux subventionnés à hauteur de 80 % grâce à la DRAC, au Conseil Régional, au Conseil Départemental et à la CCPL, les 20% restants ayant été partagés entre Agnac et La Sauvetat. Travaux réalisés par des entreprises spécialisées en restauration de monuments historiques et dont il faut reconnaître l’excellent travail avec une mention spéciale pour la reprise des arches effectuée par les Compagnons Réunis.

    La tumultueuse histoire du Pont Roman

    Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt, faisait un long résumé de la riche histoire de ce pont. Les 11 arches romanes furent construites en même temps que les premières fortifications de la ville au XII° siècle, agrandi de 12 arches gothiques en raison des crues qui modifièrent le cours de la rivière au XIII° siècle faisant de ce pont un ouvrage de 176 m de long. Témoin des invasions anglaises au XV° puis des guerres de religion au XVI°. Emprunté par les troupes du Duc de La Valette venu mater la rébellion des Croquants en 1637, épisode sanglant qui fit presque disparaître le village mais pas le pont ! Ouvrage amputé d’une arche au XIX° lorsque le député Lakanal rend le Dropt navigable, 26 ans seulement en raison de la construction de la voie ferrée. En 1800, le pont est en mauvais état et en 1806, un premier devis est demandé pour une réfection qui ne se fera pas. En 1843, une crue exceptionnelle l’endommage fortement. Les élus de l’époque auraient pu ne plus s’en occuper mais la partie gothique garde un grand intérêt puisque les chutes alimentent le moulin. Moulin à farine dans un premier temps, puis fabrique de cagettes et enfin scierie mue grâce à la force hydraulique. En 1990, les arches de la partie romane s’écroulent. Il était vraiment temps de prendre une décision.

    Un pont, lien entre deux communes et deux pays

    Jean-Luc Gardeau poursuit en faisant part du plaisir éprouvé devant le résultat qu’il souhaite partager avec tous ceux qui ont œuvré à ces travaux, les maires qui ont précédés – avec une pensée pour Gilbert Grannereau hospitalisé – et les conseillers municipaux. Investissement qui a permis de sauver un patrimoine d’exception. Il tenait à souligner la participation indéfectible de la commune d’Agnac alors que ce pont est situé à l’entrée de La Sauvetat. Une coopération jamais remise en cause et des charges partagées à 50 %.

    Il concluait par ces mots : « Ce pont, cordon ombilical entre nos deux communes, n’a jamais été celui de la discorde, ni celui de la rivière Kwaï, peut-être parfois celui des soupirs. Aujourd’hui, il est bien le pont de la conciliation et de l’harmonie de deux communes fières de leur patrimoine, fières de leurs racines. Vive Agnac, vive La Sauvetat ! ».

    Le discours suivant fut celui de Jean-Marie Constantin en tant que vice-président de la CCPL. Pour lui, le pont est une passerelle entre les Pays de Lauzun et de Duras puisqu’il est à égale distance de ces deux pôles communautaires. Un monument qui rapproche les entités. Idée reprise par Pierre Camani et Francis Bianchi qui évoquaient l’intérêt touristique d’un tel monument, une richesse patrimoniale qui met en valeur l’ensemble du pays en soulignant l’importance des aides obtenues des instances nationales, régionales et départementales.

    Un apéritif offert dans l’ancienne scierie du moulin

    Denis Murer et Jean-Luc Gardeau invitaient ensuite l’ensemble de l’assistance à parcourir le pont pour en apprécier la restauration avant de se rendre dans le bâtiment de l’ancienne scierie aimablement prêter pour l’occasion par la famille Barreau. Un vaste espace aux murs de pierres et à la charpente apparente où un apéritif dînatoire attendait les convives. Pour préparer ce buffet, les municipalités d’Agnac et de La Sauvetat avaient fait appel au Bar-Tabac-Restaurant Les Fées Gourmandises pour les toasts et petits fours, à la Boulangerie Demadrille pour les quiches et pizzas, à l’entreprise Fruit Gourmet pour les plateaux de fruits mœlleux, au multiservice PROXI P’tit Panier du Dropt pour les boissons sans alcools et au Domaine des Allegrets pour les vins des Côtes de Duras avec une étiquette personnalisée pour l’événement.

     

  • Belle restauration du pont en cours mais déjà des tags à déplorer !

    Soyons brefs pour parler de la dégradation !

    Il y a ceux qui restaurent dans les règles de l’art et ceux qui détériorent en toute impunité puisqu’ils se cachent pour perpétrer ces actes d’incivilité ! C’est l’amer constat fait par le Maire de La Sauvetat du Dropt Jean-Luc Gardeau puisqu’il était le premier à poster ces photos d’une arche taguée sur le net via le fameux réseau social.
    Depuis, nous avons compris que le ou les auteurs de ce méfait avaient aussi tagué le transformateur électrique de La Prairie des Croquants. Mais ce manque de respect du bien public ne vaut pas la peine d’être mis au devant de la scène. Espérons simplement que le ou les auteurs soient démasqués et punis !

    Restauration exemplaire du Pont roman de La Sauvetat du Dropt / Agnac !

    Parlons plutôt de la dernière tranche des travaux de restauration du pont roman. Cet acte là vaut grandement la peine d’être mis en lumière et développé !

    Travaux assez spectaculaires actuellement car ils ont demandé la création d’un batardeau pour dévier le cours du Dropt afin de mettre à sec les arches de la partie gothique pour les reprendre à la base. Un énorme travail pour remplacer une partie des pierres usées par l’eau qui les érode depuis 800 ans ! Pour les ouvriers de l’entreprise des Compagnons Réunis qui œuvrent actuellement, penser que des Compagnons bâtisseurs ont fait ce travail au XIIIème siècle doit procurer un sentiment de vertige et de fierté bien légitime.

    Pont roman toujours accessible à la visite

    Travaux que nombre de curieux de tous âges vont voir de près puisque le pont est toujours accessible à la visite malgré la structure d’échafaudages qui l’enjambe. Vous êtes d’ailleurs invités à aller admirer ce bâti ancien, classé aux monuments historiques depuis 1992, si minutieusement et patiemment restauré depuis 1997.

  • Reprise des travaux sur le Pont Roman

    Photos de Germain Sauron, 1er adjoint à la commune et de Yves Pénicaud.

    Après la partie romane, reprise des travaux sur les arches gothiques

    Votée en Conseil Municipal autant du côté de La Sauvetat du Dropt que du côté d’Agnac puisque le Pont Roman appartient aux deux communes, une nouvelle tranche de travaux a repris depuis ce lundi 1er octobre mettant de l’animation sur la Place du Moulin. Ces travaux se partagent en deux tranches. Une tranche ferme concernent les arches 12 à 16 suivie d’une tranche prévisionnelle pour les arches 17 à 23.

    Pour accéder du mieux possible à l’édifice, un batardeau en terre vient d’être construit par l’Entreprise Estardier depuis la Place du Moulin nécessitant au préalable la création d’un chemin sur l’aire de pique-nique. La terre nécessaire à la construction du batardeau a été sortie côté amont des arches déjà restaurées. Cette décision aura permis également de dégager la vue sur cette partie romane du pont.

    L’eau est déviée vers l’ancienne écluse et actuellement le Dropt en amont du pont face au moulin est à sec. En début de semaine, la société de pêche de l’Espoir Piscicole DEMS viendra retirer les poissons emprisonnés entre le batardeau et le pont.

    Cet assèchement permettra à l’Entreprise des Compagnons Réunis de restaurer les arches dans de bonnes conditions. Puis, c’est la partie aval qui sera reprise. Lorsque les arches seront terminées, un garde-corps identique à celui de la partie romane sera mis en place pour assurer la sécurité des promeneurs. Et enfin, la calade sera refaite avec un revêtement adapté au passage des véhicules.

    Prévoyez donc quelques perturbations sur la Place du Moulin pendant quelques jours. Mais ce Pont Roman classé aux Monuments Historiques depuis 1992 sous le mandat de Gilbert Grannereau mérite un traitement de faveur. Pour rappel, les travaux de restauration ont débuté en 1997 et se poursuivent depuis lors. La commune d’Agnac, jusqu’alors maître d’ouvrage vient de céder sa place à la commune de La Sauvetat du Dropt pour les travaux qui viennent de s’engager.

     

  • Curieux visiteurs à La Sauvetat du Dropt

    Nombreuses photos à télécharger si vous le souhaitez. Elles sont de Michèle, Martine et Isabelle.

    Visites croisées, visites guidée, la dernière de la saison

    Troisième et dernière visite guidée ce vendredi 22 juin à La Sauvetat du Dropt dans le cadre des visites croisées de nos bourgs, à l’initiative des Amis de Soumensac et de son président Benoît Boucard-Mussini.

    Belle participation puisque plus de 50 visiteurs se sont retrouvés sur la Place du Moulin où les attendaient leurs guides, Francine Pandolfo, présidente des Amis de La Sauveté pour la version française et Lesley Walker, sauvetatoise britannique, adoptée depuis plusieurs années, pour la version anglaise. Notons la présence de Monsieur le Maire Jean-Luc Gardeau, lui-même toujours en quête de découvertes quant au passé de sa commune.

    La visite guidée du village mêle à la fois l’histoire et la vie d’aujourd’hui entrecoupée d’anecdotes truculentes des années passées. Depuis les origines datant de l’installation d’abbés Prieurs au VI° siècle menant à la construction des murs d’enceintes, dont quelques vestiges subsistent, et du Pont Roman au cours des XII° et XIII° siècles dont une partie fut décidée par les Seigneurs de Caumont  en passant par les guerres de religion puis la quasi disparition du village en 1637 au cours de la Révolte des Croquants pour arriver au modeste mais dynamique village d’aujourd’hui.

    Le pont, en cours de restauration est inscrit aux monuments historiques. Joyau du village avec ses 11 arches de styles roman et 12 de style gothique, il est cependant sur le territoire de deux communes, celle de La Sauvetat du Dropt bien sûr mais aussi celle d’Agnac.

    Déambulant à travers rues et ruelles, les groupes ont pu découvrir le patrimoine bâti tel que les maisons à pans de bois joliment restaurées, la Maison de la Tour et Monviel dont on dit qu’elle fut propriété des Templiers, de belles portes aux linteaux romans, l’imposante église St Germain ou encore la maison renaissance.

    La visite se terminait par un apéritif convivial, pris, sur invitation des propriétaires, dans la cour de l’ancien Restaurant Ma Maison situé au cœur du village dans l’Avenue de Grammont. Cette belle bâtisse, il n’est pas interdit de divulguer l’information, attend un acquéreur.

    Conclusion de l’historien organisateur

    Pour clore cette série de 3 visites baptisées visites croisées, Benoît Boucard-Mussini prenait la parole pour remercier les organisateurs des 3 communes et se féliciter du succès semblant être un encouragement à recommencer dans les années futures. Il espère que d’autres communes se manifesteront pour participer à l’opération permettant ainsi de faire de nouvelles rencontres et de découvrir les trésors de nos petits villages de campagne.

    Découvrir La Sauvetat du Dropt

    Le parcours touristique de La Sauvetat du Dropt peut se faire à la demande en contactant la présidente des Amis de La Sauveté via le mail assos.sauvetat@gmail.com ou tout simplement en venant au village et en suivant les explications du dépliant que vous trouverez dans la Cabane-Info ou en scannant les qr-codes des plaques de couleur orange installées dans les rues et ruelles.
    Depuis chez vous, en consultant les pages du Circuit Touristique pour une version longue de l’histoire. Nous sommes bien sûr ouverts à tout complément d’information.

  • Pont roman, les travaux se poursuivent

    Reportage photo de Francis Secco.

    Après la surprenante découverte d’une 24ème arche sur le pont roman de La Sauvetat du Dropt/Agnac qui a stoppé le chantier quelques jours, les travaux ont repris. Cette fois-ci sous la passerelle, au niveau de l’écluse. Beaucoup de terre à déblayer, notamment au pied de l’ancienne maison de l’éclusier. Travaux de longue haleine qui permettront de poursuivre la sauvegarde de ce patrimoine classé aux monuments historiques depuis 1992.

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  • Incroyable découverte! L’arche oubliée, retrouvée!

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    Reportage photo de Francis Secco, Sauvetatois photographe et droniste amateur.

    Une incroyable surprise attendait l’entreprise qui a commencé cette nouvelle tranche de travaux sur le pont roman. Surprise encore plus grande pour les propriétaires de ce bel ouvrage classé aux Monuments Historiques, les maires d’Agnac et de La Sauvetat du Dropt, respectivement Monsieur Murer et Monsieur Gardeau.

    Annoncées dans cette nouvelle tranche de travaux, la restauration des arches 11 et 12, de la passerelle et l’inspection subaquatique des structures des arches 12 à 23. Mais voilà que les travaux de déblaiement commencés viennent de mettre à jour une arche jusque là oublié!

    Située côté moulin, juste avant l’écluse, elle était bouchée par un monticule de terre accumulée là depuis des siècles. Les plus anciens de La Sauvetat, dont Gilbert Grannereau, ancien maire à l’origine de ces travaux, n’ont jamais su qu’une arche était là, enfouie.

    Mais alors, combien d’arches avait donc ce bel ouvrage? On sait qu’une avait été détruite pour construire l’écluse en 1843 et permettre le passage des péniches. Les écrits nous parlent de 11 voûtes de style roman datant du XIIème siècle puis de 12 de style gothique datant du XIIIème.

    Rendez-vous est donné aux amoureux de l’histoire et des vieilles pierres ainsi qu’aux curieux pour compter les arches et observer ces nouveaux travaux qui rendront au pont roman d’Agnac-La Sauvetat du Dropt son titre de plus long pont roman de France et de Navarre!

    decouverte de larche aaJournée du Patrimoine avant travaux decouverte de larche 1Début des travaux
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  • Journée du Patrimoine Pont et Moulin

    C’est dans le cadre de la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins qu’une délégation composée d’institutionnels et de particuliers est venue visiter le Pont Roman appartenant aux communes d’Agnac et de La Sauvetat du Dropt.

    Monsieur Denis Murer, Maire d’Agnac, prenait la parole en tant que maître d’ouvrage des travaux jusque là effectués sur le pont. Il rappelait qu’il avait été contacté une vingtaine d’années auparavant par Gilbert Grannereau, alors Maire de La Sauvetat, pour prendre une décision quant au devenir du pont classé monument historique depuis 1992.

    Bien que très sceptique fasse au délabrement avancé, les deux maires aidés de quelques adjoints entreprirent le débroussaillage et refirent la passerelle alors dangereuse.
    Ils prirent ensuite leur bâton de pèlerin pour taper à toutes les portes et finirent par obtenir des subventions de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) 40%, du Conseil Régional 15%, du Conseil Départemental 25%, de la Communauté des Communes du Pays de Lauzun par un fond de concours pour la somme de 12 000 € et le reste, 50% entre les deux communes. Les premiers travaux débutaient en 1997 et se poursuivent depuis de tranches en tranches. La prochaine étape qui devrait démarrer début juillet, concerne la réfection de la passerelle et le nettoyage du pont à cette hauteur.
    C’est à la suite de cette tranche de travaux que la commune d’Agnac laissera sa place de maître d’ouvrage à la municipalité de La Sauvetat.

    Monsieur Murer remerciait ensuite les personnalités présentes et passait la parole à Jean-Luc Gardeau, Maire de La Sauvetat du Dropt. Celui-ci évoqua l’histoire du village au temps de la Révolte des Croquants de juin 1637 qui vit passer sous le pont une eau rougie du sang des quelques 2000 morts tombés ce jour-là, avant d’annoncer que ce bel ouvrage serait très bientôt mis en valeur par un éclairage moderne et coloré.

    Monsieur Thouin, architecte en chef des Monuments Historiques, fît un rapide historique du pont puis des travaux.
    A savoir que ce pont roman présente deux parties bien distinctes. La première de style roman avec des arches en plein cintre, datant du XIIème siècle, séparée de la seconde par un canal d’écluse construit en 1843, franchissable par une passerelle à plancher de bois reposant sur des poutres métalliques. Les arches de cette deuxième partie sont de style gothique et datent du XIIIème siècle. Cette seconde partie située côté ouest est indissociable du moulin qui lui est accolé puisque trois arches permettent l’alimentation en eau de ce bâtiment autrefois en activité.

    Il poursuit en disant que sur la partie romane, une croix de pierre, servant de repère aux pèlerins partant vers St Jacques de Compostelle, avait été emportée lors d’une crue dans les années 1960. Elle a été restituée lors des travaux. Il fut également décidé que le tablier serait débarrassé des terres et végétaux accumulés pour permettre une meilleure évacuation des eaux de pluie. Les murs parapets n’ont pas été remontés. En revanche, un garde-corps métallique a été mis en place. Les becs de la partie romane, servant à casser le courant en amont ont volontairement été laissés à l’état de ruine mais stabilisés dans un but d’économie.

    Le groupe se dirigeait alors vers le pont pour constater l’ampleur des travaux faits et ceux à venir, avant de repartir vers la Place du Moulin où la Mairie d’Agnac offrait un rafraîchissement.

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