Maire et conseillers sur la toiture des fours à pain !

A La Sauvetat du Dropt, le Conseil Municipal renoue avec les anciennes traditions en remettant littéralement la main à la pâte ! Les plus anciens se rappelleront qu’aux cours des mandats de Gilbert Grannereau, il n’était pas rare de voir maire et conseillers/ères perchés sur des échelles pour nettoyer l’église, ou pots de peinture en main pour refaire les appartements communaux ou derrières en l’air pour la mise en place des massifs de fleurs ou encore, truelle en main pour bâtir des murs !

Et bien, en ce samedi 1er avril, ce n’est pas le poisson du mois qui a guidé les actions d’une partie du conseil municipal mais bien l’espoir de sauver le four à pain acquis en même temps que l’ensemble des Maisons Brugères destinées, si les aides financières accordées par l’État le permettent, à devenir un Habitat Partagé pour seniors.
Aides financières en bonne voie puisque les accords et les montants sont déjà connus pour le département, la Carsat et la CNSA (Caisse Nationale de la Solidarité à l’Autonomie).

Sauvetage du four à pain

Le but de la matinée consistait donc à sortir les tuiles du toit de ce petit bâtiment annexe dont une partie bien dégradée faisait appuyer les bois de charpente sur le dôme du four, le menaçant d’une fin définitive. Si la motivation était grande, c’est que quelques jours auparavant, Jean-Luc Gardeau avait demandé à un de ses amis maçon, Gérald Bordin, de venir donner son avis sur la possibilité de sauver cet élément du patrimoine maintenant communal. Parce qu’après inspection Monsieur Bordin pensant que rien n’était perdu mais qu’il fallait agir vite, les 7 participants, manches retroussées, prenaient les choses en main et formaient plusieurs équipes bien structurées qui enlevèrent, trièrent puis rangèrent les tuiles récupérables.

Ce travail accompli se poursuivait par le nettoyage du bâtiment. Car si l’entrée du four était bien visible, toute la partie restante croulait sous des tas de bois et de fagots amassés là depuis des décennies. Deux chaînes s’organisaient permettant de dégager pas moins de 12 camions de déchets de bois !

La découverte d’un second four à pain …

Petit à petit au cours du déblaiement, un mur arrondi apparaissait laissant penser que Monsieur Bordin avait vu juste. A savoir que dans les villages, les ouvrages de ce genre allaient par deux. Effectivement, c’est bien un second four qui une fois l’ensemble nettoyé se révélait être en très bon état de conservation. Une belle surprise pour le groupe qui, bien que couvert de poussière et de toiles d’araignée imaginait déjà des journées de fabrication de pain et de pizzas cuits au feu de bois pour tous les sauvetatois !


… et d’objets évoquant l’histoire du village

Au milieu des tas de bois, ont été retrouvées plusieurs éléments de terre cuite ouvragés signés de la Tuilerie Bousquet située au lieu-dit Peyronnette sur les hauteurs du village. Une tuilerie dont nous avons déjà parlé sur ce site puisqu’une ancienne carte postale en relate son existence et que notre fameuse Tati Sauvette est une descendante de cette famille. Ces bordures de jardin étaient appelées des demoiselles.

Moins ancien mais tout aussi précieux, la découverte d’une plaque émaillée rappelant le commerce d’appareils électroménager de la famille Brugère dont l’imposante boutique se trouvait dans l’Avenue de Grammont. Une plaque qui trouvera certainement sa place dans l’espace de vie partagé du projet d’habitats seniors.

Pique-nique avant la pose d’une bâche

A midi largement sonné, le temps oscillant entre très lumineux et gris n’ayant pas l’air menaçant, les 7 comparses s’installaient entre les maisons d’habitations pour partager un pique-nique tiré du panier. Un moment de joyeuse convivialité qu’il fallut poursuivre sous la galerie de la plus ancienne maison pour se mettre à l’abri d’une giboulée égarée d’avril !

Le début d’après-midi était consacré à la pose d’une bâche bien tendue et solidement fixée pour protéger les deux fours dans l’attente de travaux de réfection dont nous ne pouvons prévoir la date pour le moment.

Quoiqu’il en soit, cet inespéré patrimoine communal est préservé. Nous pensons effectuer des recherches pour savoir si ces fours étaient communaux ou privés. Nous souhaiterions comprendre s’ils étaient uniquement destinés à la cuisson du pain ou s’ils étaient aussi utilisés à la cuisson des prunes, activité répandue chez nous autrefois … Vos témoignages seront les bienvenus.

 

 

 

 

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