• Pas de télétravail pour la coiffeuse qui fait l’école dans le salon !

    Pour ce troisième confinement décrété depuis le 3 avril et pour 4 semaines, le gouvernement impose la fermeture des écoles jusqu’au lundi 26 avril pour les maternelles et les primaires et jusqu’à la semaine suivante pour les collèges et les lycées. Mais école fermée ne veut pas dire pas de cours. Les enfants suivent les leçons à distance et ont des devoirs envoyés à la maison par leurs professeurs.

    A La Sauvetat du Dropt, Amandine du Salon de Coiffure Manihair, peut garder boutique ouverte mais n’a pas une profession qui lui permette de mettre ses enfants à l’école malgré tout ouverte pour le personnel soignant et le personnel enseignant ! Résultat, Lina et Léo participent à la vie de leur maman tout en jouant et en faisant leurs devoirs. Les clients sont compréhensifs et s’amusent même de la présence des bambins qui sont patients et sages. Il n’en reste pas moins que les journées sont longues pour eux et que cette situation va se poursuivre puisqu’ils ne pourront pas aller au centre de loisirs au cours des quinze jours de vacances qui suivent pour les mêmes raisons de profession dîtes non essentielle !

     

     

  • Caroline, maman en télétravail et nouvelle élue

    Caroline cumule les mandats en cette période inédite de crise Covid !

    Nouvellement élue au sein du Conseil Municipal de La Sauvetat du Dropt, Caroline Grannereau, nom de jeune fille Sallefranque, est originaire de St Pardoux-Isaac. Elle travaille au service informatique de l’usine Creuzet Aéronautique située à Marmande. Sa rencontre avec Dominique l’a amené « dans ce joli coin où il fait bon vivre » depuis 2006.

    Toujours souriante et curieuse de découvrir et d’apprendre, Caroline se prête volontiers au jeu de la rédaction et nous livre ici son expérience personnelle, pas toujours simple, des conséquences de la crise sanitaire.

    En quelques mots, Caroline raconte les semaines d’école à la maison pour les jeunes, et le télétravail pour les parents

    « Comme tous les parents, nous avons dû assurer la continuité de l’école à la maison tout en étant en télétravail pour ma part.

    La 1ère semaine fut catastrophique. Difficile pour chacun de trouver ses marques. La 2ème semaine, l’organisation s’est mise en place pour Morgane en CM1. C’était une autre histoire pour Océane en 5ème : charge de travail, site Pronote inaccessible en raison d’une panne du serveur du collège !

    A partir de la 3ème semaine, l’organisation était en place. Nous avons installé notre espace de travail dans la mezzanine. Je commençais mon télétravail à 8h00. Les filles me rejoignaient vers 9h – 9h30 accompagnées de papa en support pour les aider si besoin. Nous faisions en sorte que les devoirs soient faits sur la matinée.

    Bien sûr il y a eu des jours plus durs que d’autres, des tensions, des tons qui montent car la pédagogie n’est pas évidente pour tout le monde, notre patience atteint vite ses limites surtout envers ses propres enfants. Et nos enfants n’ont pas le même comportement avec nous qu’à l’école. Malgré tout, je suis assez fière de nous. Avec du recul, on s’en est bien sorti !

    Aujourd’hui, les filles ont repris le chemin de l’école de Pardaillan pour Morgane et du Collège de Duras pour Océane tandis que je continue en télétravail. Cela permet de m’adapter à leurs horaires. »

  • Témoignages de parents qui font l’école à la maison

    Cette situation de confinement obligatoire en raison de la crise sanitaire oblige les parents à faire l’école à la maison. Nous recueillons les témoignages de parents du village. Celui de Sylvie Schneider, maman de 2 filles, créatrice de l’entreprise 1Formanet qu’elle gère depuis son domicile, et celui de Stéphanie Lespineux, maman de 4 enfants, qui a choisi avec son compagnon Hugues de faire l’école à la maison depuis bientôt 3 ans.

    Témoignage de Sylvie : « École à la maison, mars 2020. Quand on n’a pas prévu et qu’il faut s’y mettre !« 

    Voici ce que j’ai comme ressources pour mes enfants, en CM1 et 4e, pour les étrangers qui apprennent le français, pour les parents désespérés …

    Finalement en 4e c’est le plus facile : les profs commencent à donner les exercices via Pronote, que nous utilisions déjà, et les élèves les rendent de même. Pour les cours je ne sais pas encore comment ils vont gérer via Pronote, mais nous utilisons les versions gratuites (de façon exceptionnelle, vu la situation) du CNED et de Maxicours en complément. Notamment parce que la grande rêve d’apprendre l’allemand et là du coup elle a des cours en ligne.

    Pour le CM1, l’enseignant est super et nous envoie les infos par email. Là je suis juste débordée en infos, car j’ai du mal à comprendre ce qu’on fait par jour.

    Un site de maths en complément calculatrice, et canopee. En parallèle un peu de Maxicours parce que cela l’amuse, et moi j’aime bien les vidéos et audios en anglais. Je découvre également à l’instant Monecole.fr gratuit un mois.

    Je serais très intéressée par les retours des parents également …

    Pour ma part je trouve difficile de travailler moi-même en parallèle. Même si le rythme commence à se réguler. Et je suis en panne de papier et bientôt d’encre …

    Pour les étrangers en apprentissage du français en ce moment un site sympa gratuitement : Institut Français Essaouira

    Témoignage de Stéphanie : « École à la maison, depuis bientôt 3 ans.« 

    Nos 4 enfants ne vont pas à l’école depuis bientôt 3 ans. Ils sont âgés de 4 – 6 – 8 et 11 ans. Nous répondons aux contrôles de l’inspection chaque année et nous, parents, travaillons aujourd’hui à partir de notre domicile.

    Au départ, nous avons fait ce choix suite au profil atypique de notre aîné, mais très vite, nous avons perçu que notre vie allait profondément être bousculée suite à cette décision. Nous n’avons pas de méthodologie de travail miracle à vous partager. Durant tout ce temps, nous avons organisé le travail d’au moins 10 manières différentes… A chaque fois, nous avons dû nous adapter car nous finissions toujours par nous éloigner des besoins réels de l’enfant et il nous le faisait ressentir de manière très virulente…

    Au sein de notre foyer, nous profitons du confinement et de l’absence d’excuses sociales et professionnelles pour poursuivre et solidifier le chemin vers lequel nous tendons depuis un moment : identifier et nommer nos propres besoins et nos souffrances et faire de même avec les besoins et les souffrances de nos enfants… Sur le plan pratique, j’ai accumulé une multitude de liens concernant le programme de la maternelle au lycée, ainsi que d’autres ressources moins formelles…

    Si vous désirez échanger, vous pouvez me contacter via mon profil facebook : Stef Lespineux Hug Noël ou via mail : stephanie.lespineux@gmail.com