Rencontre kurde entre contes et musique traditionnelle

Écrire l’exil, pour Chantal Constant, cela va de soi.

Née à Madagascar, d’un père réunionnais, d’une mère née au Maroc, elle sait combien compte pour elle l’origine de chacun de ses liens ancestraux, de ces lieux où s’ancre une part de soi.

Pour elle, la Sauvetat du Dropt est une des balises qui marquent sa vie : y est né son grand-père, y sont enterrés sa grand-mère et ses parents. La Sauvetat a été choisie par ces derniers comme port d’attache où se poser, chaque fois qu’ils rentraient avec leurs enfants d’un long séjour à l’étranger. Pour elle, sont encore vives les sensations de son enfance : l’odeur fraîche des  marronniers de la cour de l’ancienne école, l’étrangeté inquiétante du pont roman, le joyeux bruit de l’eau près du moulin, le vif éclat des vitraux de l’église, la rieuse clochette de l’épicerie de madame Vergniaud…

Pour elle, témoigner ici d’un autre exil, celui d’Hozan Rêber, est un vrai bonheur, un peu comme un retour à l’une de ses sources. Hozan Rêber, musicien kurde exilé politique en France animera de ses chants, de sa flûte, la bîlur, et de son saz, la soirée de lecture d’extrait du livre et de contes

Après avoir longtemps enseigné en région parisienne, puis en Aquitaine,  elle s’est formée au conte auprès d’Henri Gougaud pendant sept ans. Elle conte pour le bonheur de partager avec d’autres des histoires qui ont traversé le temps. Elles racontent la vie,  nous remuent, nous nourrissent et font de nous ce que nous sommes quand nous savons les écouter. Elle écrit aussi d’autres histoires de vie.

Pour rencontrer Chantal Constant et Hozan Rêber,
rendez-vous au Bar-Tabac-Restaurant Les Fées Gourmandises le samedi 29 février à 20h.

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